Merci orthanc pour ce petit post.
Je m'interesse pas mal à l'origine socio culturelle des MNG.
Je pensais que ça venait des années 70 avec l'emmancipation de la femme et les Hippies. Mais apparement ça aurait commencé avant...
Si tu as d'autre extrait à faire partager...
PS : Ca me fait rire de voir que les femmes se plaignent de plus en plus que les hommes soient en voie de disparition alors qu'elles sont en partie responsables de cet état de fait.
Oui, c'est là tout le paradoxe.
Le mieux est que tu lises le livre. Il existe en poche à bon marché (Petite Bibliothèque Payot).
L’auteur est un psychiatre américain qui, durant des années, a animé des groupes thérapeutiques de discussion destinés à aider des hommes en difficulté dans leur couple ou dans leur vie de célibataires. C’est ainsi qu’il a pu se faire une idée plus précise du syndrome du chic type et en mesurer l’ampleur des dégâts.
Effectivement, il dénonce également, dans les origines du phénomène, les groupes féministes radicaux : « l’homme est vraiment nuisible, il passe son temps à détruire et à faire la guerre, il soumet la femme etc ». Ce que Glover ne dit pas, c’est qu’aux E.U.,le phénomène est accentué par la rivalité hommes/femmes qui puise sa source dans l’histoire de la société américaine puritaine. J’en ai déjà parlé dans d’autres posts, à propos du cinéma américain et d’un débat avec Maître Po sur vlj.
Mais en France, nous ne sommes pas en reste. Nous avons eu 68, ce qui n’a pas manqué de laisser des traces et pas des moindres. Le féministe à la française a connu son âge d’or à cette époque. Et nous avons dû y laisser quelques plumes.
Plus problématique encore et malheureusement très répandu est l’attachement du garçon à sa mère. Glover précise, à juste titre, que le chic type est fidèle à une seule femme, sa mère. Il explique qu’autrefois, le service militaire oeuvrait dans le bon sens pour ce qui était de l’émancipation masculine. Rien de tel qu’un univers exclusivement masculin pour développer la virilité d’un homme, d’où l’utilité de pratiquer des sports d’hommes qui obligent, de fait, à une immersion masculine bénéfique. Dans certaine tribus primitives, les hommes arrachent les jeunes garçons à leur mères pour les initier au passage à l’âge adultes. Cette initiation ne se fait pas sans une certaine violence mais en fait quasiment tout est simulé. Le danger n’est pas réel et les mères jouent la comédie (crises de larmes, hurlements etc.) pour retenir leurs enfants. Et elles en parlent entre elles ensuite pour savoir si elles ont été crédibles.