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Quartier Odéon hier. Je tombe nez à nez sur un ovni. Un ovni ? Oui en enfin pas la soucoupe de Roswell mais un homme de 25 ans fraîchement relooké de la tête aux pieds. Du grand art. Du grand cinéma. La totale. Tout y était. Je pense qu’il portait sur lui tout le site de venteprivée.com saison été/hiver 2007 . Chaussures, costume, ceinture. Bracelet. C’était au millimètre. Un feu d’artifice.
Pourtant quelque chose clochait. Tout était beau. Tout était chaud. Mais il ne dégageait rien. Ni charisme. Ni aura. Ni bl. Ni regard. En réalité, il me faisait penser à une magnifique vitrine. Tout devant mais rien derrière. Un cache-misère. En somme, on comprenait qu’il ne s’était pas habillé mais qu’on l’avait habillé comme maman nous habillés tout petit. C’était tout le drame de cette histoire. En réalité, ce garçon ne ressemblait à rien. Ce mec n’avait rien mérité. Et je me disais sûrement peut-être que dans 1 an, notre ami, on le retrouverait au même endroit prés du starbuck d’odéon avec un simple Tee-shirt Carrefour dégoûté d’avoir été déguisé par le relookeur numéro 1 de paris pour 15000 dollars.
Puis, je me suis revu, il y a 4 ans, date à laquelle j’entrais dans le game. Afc et habillé comme une merde. Ma passion pour le look et la mode prirent forme tout en conciliant la lecture et les réflexions de notre ami arise sur la notion d’identité. Je compris une chose, un look ne s’achetait pas. Un look ne se moyennait pas. Un look se méritait. Un look se gagnait à la sueur de son front. Au mérite. Au courage. Etape par étape.
Je compris alors ce que voulait dire « gagner son look ». Je sortais les premiers temps avec un chapeau et quelques accessoires, tout y passa chapeau rouge, canne…Le plus souvent avec des fautes de goût. Dans le métro c’était souvent ma fête. Les filles se foutaient de moi et les gens n’en pensaient pas mieux.
Je compris à cet instant ce que signifait « prendre des risques », je compris surtout sans le savoir que je ne travaillais pas mon look que j’aurais pu acheter comme on achète une femme mais je travaillais mon look intérieure : ma source. Pendant un an donc, je n’ai jamais autant souffert. Je n’ai jamais pourtant autant bossé ma source dans la souffrance. La souffrance, révélateur de talent !
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Quel look pour sa personnalité ?