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Témoignage d’un membre de la communauté de Séduction : "Il m’a fallu plus d’un an pour déceler, déchiffrer, m’informer, travailler sur la partie la plus importante de la séduction et plus encore de la vie elle-même : les émotions ; et encore, ce n’est que le balbutiement de la compréhension…"
4- La troisième marche : Etouffer ses émotions, éliminer les indices et l’indifférence générale
C’est ce qui arrive souvent dans les relations de couple insatisfaisantes : je suis de plus en plus insatisfait, mais je crois de moins en moins à la possibilité de parvenir à une solution. Alors, plutôt que de continuer à ressentir la colère qui monte en moi et qui pourrait servir à briser le cercle vicieux, je choisis de l’étouffer. Je ne veux plus faire de scènes inutiles, je ne crois plus qu’il est utile de soulever encore une fois le problème pour arriver toujours à la même impasse, je ne veux pas d’une violente querelle, je trouve moins fatiguant de faire la gueule ou de boire... Tous les prétextes peuvent servir et chacun comporte une part de vérité, mais le résultat final est toujours le même : je choisis de m’éteindre. C’est la troisième marche de la descente vers la perte de soi.
Exemple : « Je suis fatigué de ne pas plaire. Mais J’y peux rien, c’est comme ca., alors autant l’accepter sinon je vais encore me faire du mal. C’est la vie, ca sert à rien que je me mette en colère là-dessus, il y a des choses plus importantes dans la vie »
(au fait qu’est ce qui est plus important dans la vie que notre propre bien-être ? )
Et ce choix, on le paye chèrement ! Le premier et le plus grave prix à payer, c’est une forme d’indifférence intérieure : on ne souffre plus vraiment, on ne réagit plus tellement, on est comme neutre. Et ce n’est pas seulement avec la personne devant laquelle on étouffe ses réactions, c’est un peu partout. Cette indifférence s’étend comme une tache d’huile. En fait, on est psychologiquement ou émotivement mort ! Comme un mort, on n’a plus de réaction et nos réflexes disparaissent, même ceux qui servent à la survie. Un mort n’a pas besoin de réflexes de survie !
Bien sûr, on peut se donner l’illusion de demeurer vivant : on se passionne pour le football, on plonge à fond dans le travail, on s’absorbe dans un hobby accaparant, on investit tout dans une voiture ou un chien. Mais du point de vue de nos besoins psychologiques les plus importants, c’est la démission, avec la nostalgie ou l’amertume qui suivent de près.
Voir aussi dans DEVELOPPEMENT PERSONNEL :
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La timidité sans langue de bois
Les cinq blessures existentielles
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